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Salaires & rémunération

Salaire d'un gynécologue-obstétricien en 2026

5 juin 2026·7 min de lecture

Le métier recouvre deux réalités distinctes : la gynécologie médicale, centrée sur le suivi et la consultation, et l'obstétrique chirurgicale, qui inclut accouchements et interventions. Les revenus et les contraintes diffèrent fortement, tout comme le coût de l'assurance responsabilité civile, parmi les plus élevés de la médecine. Un gynécologue-obstétricien libéral peut dépasser 120 000 € de BNC annuel. Décryptage complet.

Chiffres clés
  • BNC d'un gynécologue-obstétricien libéral actif : souvent supérieur à 120 000 € par an.
  • Secteur 2 fréquent et part chirurgicale qui élèvent le revenu.
  • Hospitalier : grille PH (environ 4 200 à 8 000 € brut) plus gardes de maternité.
  • Assurance RCP parmi les plus chères de la médecine pour l'obstétrique libérale.

Gynécologie médicale et obstétrique chirurgicale

La gynécologie médicale repose sur la consultation : suivi gynécologique, contraception, ménopause, dépistage. Elle se pratique largement en cabinet, sans activité chirurgicale ni gardes lourdes, ce qui donne un profil de revenu proche d'autres spécialités cliniques.

L'obstétrique chirurgicale ajoute les accouchements, les césariennes et les interventions, avec une présence en maternité et des gardes. Le gynécologue-obstétricien cumule donc consultation et activité opératoire, ce qui élève le potentiel de revenu mais aussi la charge et le risque.

Cette distinction structure les revenus : un praticien à dominante chirurgicale et obstétricale a un potentiel supérieur, au prix d'une disponibilité importante et d'une assurance professionnelle bien plus coûteuse que la gynécologie médicale seule.

Libéral et clinique

En libéral, le gynécologue-obstétricien exerce en cabinet pour la consultation et en clinique pour l'activité chirurgicale et obstétricale. Le secteur 2 est fréquent, autorisant des dépassements d'honoraires encadrés par le tact et la mesure.

Le BNC d'un gynécologue-obstétricien libéral actif dépasse couramment 120 000 € par an, avec de fortes variations selon la part obstétricale et chirurgicale. Les actes au bloc et les accouchements pèsent davantage que la consultation seule dans le chiffre d'affaires.

De ce bénéfice brut se déduisent les charges habituelles (CARMF, frais de structure) et surtout une prime d'assurance responsabilité civile professionnelle particulièrement élevée pour l'obstétrique, en raison du risque médico-légal de la discipline.

Hôpital public et gardes de maternité

À l'hôpital public, le gynécologue-obstétricien suit la grille du praticien hospitalier : environ 4 200 € brut mensuels en début de carrière jusqu'à près de 8 000 € brut en fin de grille. Les gardes de maternité, fréquentes et exigeantes, ajoutent un complément significatif.

La permanence des soins est intense en obstétrique : les naissances ne se programment pas entièrement, ce qui impose des gardes de nuit, de week-end et de jours fériés. Ces gardes constituent une part importante de la rémunération hospitalière de la spécialité.

Le salariat hospitalier mutualise le coût de l'assurance via l'établissement et offre la stabilité statutaire, sans le poids de la RCP individuelle qui pèse sur le libéral obstétricien. Le plafond de revenu reste néanmoins inférieur au libéral en secteur 2.

L'assurance, frein et facteur clé

L'obstétrique présente l'un des risques médico-légaux les plus élevés de la médecine, ce qui rend l'assurance responsabilité civile professionnelle très coûteuse pour les praticiens libéraux exerçant les accouchements. Cette prime ampute sensiblement le revenu net.

Ce coût explique en partie le recul de l'activité obstétricale libérale au profit de la gynécologie médicale ou du salariat, où l'établissement porte la couverture. Le choix du mode d'exercice intègre donc fortement la dimension assurantielle.

Pour comparer les revenus, il faut raisonner net de RCP : un BNC élevé en obstétrique libérale est en partie absorbé par cette charge, là où la gynécologie médicale ou l'hôpital limitent ce poste de dépense.

Questions fréquentes

Quelle différence de revenu entre gynécologie médicale et obstétrique ?

La gynécologie médicale, centrée sur la consultation, a un profil proche des spécialités cliniques. L'obstétrique chirurgicale ajoute accouchements et bloc, avec un potentiel de revenu supérieur, mais davantage de gardes et une assurance professionnelle beaucoup plus coûteuse.

Pourquoi l'assurance est-elle si élevée pour les obstétriciens ?

L'obstétrique compte parmi les disciplines au risque médico-légal le plus élevé. La prime de responsabilité civile professionnelle pour les libéraux pratiquant les accouchements est en conséquence très importante et ampute sensiblement le revenu net.

L'hôpital protège-t-il du coût de l'assurance ?

Oui, en grande partie. Le salariat hospitalier fait porter la couverture par l'établissement, contrairement au libéral qui supporte sa propre RCP. C'est l'un des arguments qui font pencher certains obstétriciens vers le public, malgré un plafond de revenu plus bas.

Métiers concernés