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Salaires & rémunération

Salaire d'un ophtalmologue en 2026

5 juin 2026·6 min de lecture

L'ophtalmologie combine consultations à fort débit et chirurgie, ce qui en fait une spécialité aux revenus élevés. Le secteur 2 y est majoritaire et les délais de rendez-vous restent longs, signe d'une demande supérieure à l'offre. Un ophtalmologue libéral peut afficher un BNC dépassant 150 000 € par an. Tour d'horizon entre consultation, bloc opératoire et travail aidé par les orthoptistes.

Chiffres clés
  • BNC d'un ophtalmologue libéral : souvent supérieur à 150 000 € par an.
  • Secteur 2 majoritaire : dépassements encadrés par le tact et la mesure.
  • La part chirurgicale (cataracte, réfractif) creuse fortement l'écart de revenu.
  • Le travail aidé par les orthoptistes augmente le débit de consultations.

Le libéral en secteur 2 majoritaire

La majorité des ophtalmologues libéraux exercent en secteur 2, avec des honoraires libres encadrés par le devoir de tact et de mesure. Cette caractéristique élève le revenu moyen de la spécialité par rapport aux disciplines majoritairement en secteur 1.

Le volume de consultations est important : examens de la vue, suivi de pathologies (glaucome, DMLA, rétinopathie diabétique), prescriptions optiques. Cette activité à débit soutenu, combinée aux dépassements du secteur 2, explique des bénéfices parmi les plus élevés des spécialités cliniques.

Un ophtalmologue libéral installé affiche couramment un BNC supérieur à 150 000 € par an, avec de fortes variations selon la part chirurgicale, la localisation et l'organisation du cabinet. Les charges habituelles du libéral (CARMF, RCP, frais de structure) s'en déduisent.

La part chirurgicale

La chirurgie ophtalmologique (cataracte notamment, mais aussi chirurgie réfractive et autres interventions) constitue un levier majeur de revenu. La chirurgie de la cataracte est l'un des actes chirurgicaux les plus fréquents, ce qui en fait une composante structurante de l'activité.

Les ophtalmologues à forte orientation chirurgicale, opérant en clinique ou en centre, peuvent dépasser nettement le BNC moyen de la spécialité. La chirurgie réfractive, souvent hors nomenclature et à honoraires libres, ajoute une source de revenu pour les praticiens équipés.

L'accès au bloc et le volume opératoire dépendent de l'établissement partenaire et de l'organisation de l'équipe. Comme pour les autres spécialités chirurgicales, la part d'actes au bloc creuse l'écart de revenu entre praticiens.

Travail aidé et délais de rendez-vous

L'ophtalmologie s'appuie de plus en plus sur le travail aidé par les orthoptistes. La délégation de certaines tâches (mesures, examens préliminaires) permet à l'ophtalmologue d'augmenter le nombre de patients vus, donc son activité et son revenu, tout en répondant à la demande.

Les délais de rendez-vous restent longs dans de nombreuses régions, témoignant d'une demande supérieure à l'offre de praticiens. Cette tension soutient l'activité et la patientèle des cabinets installés.

L'organisation en cabinet de groupe avec plateau technique et équipe d'orthoptistes est devenue un modèle courant pour optimiser le débit de consultations et mutualiser les coûts, ce qui influence directement le revenu net.

Ce qui fait varier la rémunération

La part chirurgicale est déterminante : un ophtalmologue très orienté bloc opératoire dépasse souvent le BNC d'un confrère exclusivement en consultation. La chirurgie réfractive à honoraires libres ajoute un potentiel supplémentaire.

Le secteur conventionnel pèse fortement : le secteur 2, majoritaire, permet des dépassements qui élèvent le revenu. La localisation et la pression de la demande locale conditionnent le volume de patientèle.

Enfin, l'organisation du cabinet (travail aidé, plateau technique, regroupement) optimise le nombre de patients pris en charge. À secteur égal, un cabinet bien organisé dégage un revenu supérieur à un exercice isolé.

Questions fréquentes

Pourquoi l'ophtalmologie est-elle une spécialité bien rémunérée ?

Elle combine un fort débit de consultations, une part chirurgicale lucrative (cataracte, réfractif) et un secteur 2 majoritaire autorisant des dépassements. La demande supérieure à l'offre, visible dans les délais de rendez-vous, soutient l'activité.

Le travail aidé change-t-il le revenu de l'ophtalmologue ?

Oui. La délégation de tâches aux orthoptistes (mesures, examens préliminaires) permet de voir davantage de patients, donc d'augmenter l'activité et le revenu, tout en répondant à la demande. C'est un modèle d'organisation de plus en plus répandu.

La chirurgie rapporte-t-elle plus que la consultation ?

En général oui. Un ophtalmologue à forte orientation chirurgicale dépasse souvent le BNC d'un confrère uniquement en consultation. La chirurgie réfractive, à honoraires libres, ajoute une source de revenu pour les praticiens équipés et opérant régulièrement.