Salaire aide-soignant(e) en 2026 : grille, primes et net réel
Le salaire d'un aide-soignant varie aujourd'hui d'environ 1 800 à 2 900 € brut mensuels selon le secteur, l'échelon et les primes. Depuis le reclassement en catégorie B de la fonction publique hospitalière (décret 2021-1267) et le complément de traitement indiciaire du Ségur, la grille publique a été sensiblement revalorisée — mais le net réel dépend surtout des sujétions : nuits, dimanches et jours fériés. Ce guide détaille les chiffres, secteur par secteur, pour situer une offre concrète.
- Hôpital public : environ 2 050–2 100 € brut en début de carrière CTI Ségur inclus, jusqu'à ~2 900 € brut en classe supérieure.
- Privé non lucratif (CCN 51) : le plus souvent 1 900–2 200 € brut avec Ségur, prime décentralisée et ancienneté.
- Les sujétions (nuits, dimanches, fériés) ajoutent couramment 200 à 500 € brut par mois.
- Intérim : ~2 100–2 300 € brut + 20 % d'indemnités, mais réservé aux profils ayant 2 ans d'expérience.
Hôpital public : la grille de la catégorie B après le Ségur
Depuis le reclassement issu du Ségur de la santé, les aides-soignants de la fonction publique hospitalière relèvent de la catégorie B, en deux grades. En classe normale, le traitement brut de base s'échelonne d'environ 1 830 € (échelon 1) à environ 2 550 € (échelon 11).
S'y ajoute le complément de traitement indiciaire (CTI) issu du Ségur, environ 240 € brut mensuels — soit les fameux 183 € net. Un aide-soignant débutant à l'hôpital public perçoit donc autour de 2 050–2 100 € brut mensuels hors sujétions, soit environ 1 650–1 750 € net.
En classe supérieure (accessible par avancement de grade), le brut de fin de carrière peut approcher 2 900 € hors primes. La prime de service annuelle, versée dans la plupart des établissements publics, représente en outre l'équivalent d'environ un demi-mois à un mois de salaire.
EHPAD et privé non lucratif : la CCN 51 en pratique
Dans le privé non lucratif (FEHAP, convention collective de 1951), le salaire de base d'un aide-soignant diplômé se situe autour de 1 700–1 750 € brut, auquel s'ajoutent le complément Ségur transposé (environ 238 € brut), la prime décentralisée (5 % minimum du salaire) et une prime d'ancienneté d'environ 1 % par an.
En pratique, la rémunération réelle en EHPAD ou clinique associative se situe donc le plus souvent entre 1 900 et 2 200 € brut mensuels selon l'ancienneté et l'établissement. La CCN 66 et le privé lucratif (SYNERPA, cliniques commerciales) affichent des niveaux comparables, avec davantage de marge de négociation à l'embauche, notamment sur les postes de nuit.
Attention aux écarts entre établissements : ratio de soignants, roulements et reprise d'ancienneté font varier significativement le net réel à poste identique. Ce sont des points à vérifier avant de signer.
Les primes qui changent la fiche de paie
Le salaire de base ne dit pas tout : les sujétions représentent souvent 200 à 500 € brut mensuels supplémentaires. Travail de nuit, dimanches et jours fériés sont majorés dans tous les secteurs — dans le public, l'indemnité de dimanche ou férié avoisine 50 € par journée travaillée, et les nuits sont indemnisées en plus des heures.
S'ajoutent, selon les cas, la NBI pour certaines fonctions, l'indemnité de résidence en zone chère, le supplément familial de traitement, et des primes d'établissement (assiduité, remplacement au pied levé). Un aide-soignant en roulement nuit/week-end peut ainsi dépasser nettement le brut affiché sur la grille.
Intérim et vacation : mieux rémunéré, plus encadré
En intérim, la rémunération mensuelle équivalent temps plein se situe couramment autour de 2 100–2 300 € brut, à laquelle s'ajoutent l'indemnité de fin de mission (+10 %) et l'indemnité compensatrice de congés payés (+10 %). Le taux horaire est généralement supérieur au poste fixe équivalent.
Contrepartie : depuis la loi Valletoux, l'intérim médical et paramédical est réservé aux professionnels justifiant d'au moins deux ans d'exercice, et la mission n'ouvre ni prime de service ni déroulé de carrière. C'est un levier de revenu à court terme, pas un projet de carrière.
Évoluer pour gagner plus
Trois leviers principaux font progresser la rémunération : l'avancement d'échelon (automatique à l'ancienneté dans le public), le passage en classe supérieure, et la spécialisation vers des services mieux indemnisés (bloc, urgences, nuit fixe).
La passerelle la plus structurante reste l'entrée en IFSI : après trois ans d'exercice, un aide-soignant peut intégrer la formation d'infirmier par la voie de la promotion professionnelle, souvent financée par l'employeur avec maintien partiel du salaire. À la clé, une grille sensiblement supérieure — détaillée dans notre guide du salaire infirmier.
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Questions fréquentes
Quel est le salaire net d'un aide-soignant débutant en 2026 ?
À l'hôpital public, un débutant perçoit environ 2 050–2 100 € brut mensuels CTI Ségur inclus, soit autour de 1 650–1 750 € net hors primes de nuit et de dimanche. Avec des sujétions régulières, le net dépasse fréquemment 1 900 €.
Un aide-soignant gagne-t-il plus en EHPAD privé ou à l'hôpital public ?
Les niveaux d'entrée sont proches : environ 2 000–2 100 € brut dans le public (grille + CTI) contre 1 900–2 200 € brut dans le privé CCN 51 selon l'établissement. Le public offre un déroulé de carrière garanti par la grille ; le privé, davantage de marge de négociation à l'embauche.
Combien gagne un aide-soignant en intérim ?
Environ 2 100–2 300 € brut mensuels équivalent temps plein, majorés de l'indemnité de fin de mission (+10 %) et des congés payés (+10 %). L'accès est toutefois réservé aux aides-soignants justifiant d'au moins deux ans d'exercice depuis la loi Valletoux.
Comment un aide-soignant peut-il augmenter son salaire ?
À court terme : privilégier les postes de nuit et les roulements incluant dimanches et fériés, dont les majorations ajoutent 200 à 500 € brut mensuels. À moyen terme : l'avancement d'échelon et de grade. À long terme : la passerelle IFSI après 3 ans d'exercice, souvent financée par l'employeur, pour devenir infirmier.
