Salaire d'un psychiatre en 2026
La psychiatrie se distingue par des consultations longues et une démographie médicale très tendue, notamment dans le public. Le revenu d'un psychiatre dépend fortement du mode d'exercice et du secteur conventionnel. En libéral, le BNC se situe souvent autour de 80 000 à 120 000 € par an, davantage en secteur 2. Panorama entre libéral, hôpital public, CMP et activité d'expertise.
- BNC d'un psychiatre libéral : souvent 80 000 à 120 000 € par an, plus en secteur 2.
- Consultations longues qui limitent le nombre d'actes quotidiens.
- Hospitalier public : grille PH, environ 4 200 à 8 000 € brut mensuels.
- Pénurie marquée de psychiatres soutenant l'attractivité des postes publics.
Le psychiatre libéral : secteur 1 et secteur 2
En libéral, le psychiatre est conventionné en secteur 1 (tarifs opposables) ou en secteur 2 (honoraires libres encadrés par le tact et la mesure). La consultation de psychiatrie bénéficie d'une valorisation spécifique au regard de sa durée, plus longue que la consultation de médecine générale.
Le revenu dépend du nombre de consultations réalisables dans la semaine, naturellement limité par leur durée. Un psychiatre libéral installé affiche couramment un BNC compris entre 80 000 et 120 000 € par an, le secteur 2 permettant de dépasser cette fourchette selon la patientèle.
Comme tout libéral, le psychiatre déduit de son chiffre d'affaires les cotisations sociales, la CARMF, l'assurance professionnelle et les frais de cabinet. Les charges de structure restent toutefois plus légères que dans les spécialités à plateau technique.
Le psychiatre hospitalier et la pénurie
À l'hôpital public, le psychiatre relève de la grille du praticien hospitalier : environ 4 200 € brut mensuels en début de carrière jusqu'à près de 8 000 € brut en fin de grille. Les gardes et astreintes, présentes en psychiatrie, ajoutent un complément.
La spécialité connaît une pénurie marquée de praticiens dans le secteur public, avec de nombreux postes vacants. Cette tension favorise les dispositifs d'attractivité et les primes d'engagement de carrière hospitalière pour fidéliser les psychiatres.
Le salariat hospitalier garantit la stabilité et l'accès à une patientèle souvent complexe (hospitalisation, urgences psychiatriques). Le plafond de revenu reste inférieur au libéral en secteur 2, mais sans risque entrepreneurial.
CMP, expertise et activités mixtes
De nombreux psychiatres exercent en centre médico-psychologique (CMP), structure publique de prise en charge ambulatoire. Cette activité s'inscrit généralement dans un cadre salarié hospitalier ou territorial, avec une rémunération suivant les grilles correspondantes.
L'expertise (judiciaire, assurantielle, médecine du travail) constitue une source de revenu complémentaire pour certains psychiatres, rémunérée à la mission ou au dossier. Elle suppose une formation et une inscription spécifiques.
Beaucoup de psychiatres combinent plusieurs modes d'exercice : une part hospitalière ou en CMP, complétée par une activité libérale et des vacations. Cette mixité permet d'équilibrer revenu, sécurité et diversité de pratique.
Ce qui influence le revenu en psychiatrie
La durée des consultations plafonne mécaniquement le nombre d'actes : à la différence des spécialités à fort débit, le psychiatre voit moins de patients par jour, ce qui structure son revenu libéral.
Le secteur conventionnel pèse fortement : le secteur 2 ouvre des dépassements qui élèvent le BNC, tandis que le secteur 1 reste aligné sur les tarifs opposables. La localisation et la demande locale en santé mentale jouent également.
Enfin, la pénurie nationale de psychiatres soutient l'attractivité des postes hospitaliers et la facilité d'installation en libéral, la demande de soins dépassant largement l'offre disponible dans de nombreux territoires.
Questions fréquentes
Le psychiatre gagne-t-il moins que d'autres spécialistes ?
Souvent oui en libéral, car la durée des consultations limite le nombre d'actes par jour. Le BNC se situe fréquemment entre 80 000 et 120 000 € par an, le secteur 2 permettant de monter plus haut. La spécialité reste moins lucrative que l'imagerie ou l'anesthésie.
Pourquoi y a-t-il une pénurie de psychiatres ?
La demande de soins en santé mentale dépasse largement l'offre de praticiens, surtout dans le public où de nombreux postes restent vacants. Cette tension favorise les primes d'attractivité à l'hôpital et facilite l'installation en libéral.
Peut-on cumuler hôpital et libéral en psychiatrie ?
Oui, beaucoup de psychiatres combinent une activité hospitalière ou en CMP avec une pratique libérale et des vacations. Cette mixité équilibre revenu, stabilité et diversité de pratique, dans le respect des règles de cumul d'activités.